JOURS D’OUVERTURES
Raphaëlle Paupert-Borne
Raphaëlle Paupert-Borne, née en 1969, vit et travaille à Marseille après des études à l’école supérieure des beaux-arts de Nîmes. Peintre devenue cinéaste par certaines formes de performances et la création du personnage de Fafarelle, elle suit ensuite un chemin intense de cinéma en ce qu’il lui permet d’intégrer dans son environnement, ses proches ou toute personne croisée au fil du temps et des paysages… Une sorte de documentaire, par l’improvisation constante et la présence des êtres ou ce qu’ils témoignent de cadres de vie, et d’irréalisation par le jeu constant avec les formes ou la densité des relations qui se construisent sous nos yeux. Chaque plan y témoigne d’une alchimie entre rêve et vécu, en une ineffable autobiographie impersonnelle. Souvent, la peinture et le dessin y jouent le rôle d’une "mise en abîme" du geste de la création, ainsi livré à la pensée.
Jean Laube
Cécile Savelli Cécile Savelli 1962 - Vit et travaille à Marseille et Paris. Née à Versailles. Ses peintures explorent les univers domestiques — portraits, animaux, intérieurs — donnant forme à des expériences sensibles où la mémoire, l’affectif et l’imaginaire se mêlent. Souvent inspiré de photos de famille ou d’éléments du quotidien, son travail investit aussi des matériaux familiers comme les torchons ou la toile cirée, brouillant les frontières entre réalité et picturalité tout en instaurant une harmonie chromatique subtile. Son travail a été présenté dans plusieurs expositions personnelles et collectives en France (Galerie La Nave Va, Galerie du Tableau, Espace GT à Marseille) et à l’international (ICICLE Cultural Space, Shanghai).
Florence-Louise Petetin
La notion de Paysage est au centre de mon travail depuis des voyages en Inde où j’ai découvert l’immensité de la nature. Dès lors, je l’explore avançant plus profondément dans la jungle. Il y a dans le paysage une sorte d’abstraction qui me libère du sujet et qui me permet d’être plus entièrement dans la peinture. Le motif de la nature est propice au recueillement dans le travail. La forêt devient une chapelle, où la lumière passe entre les arbres comme à travers des vitraux.
Pierre Bendine-Boucar
Louise Plasterie
Diplômée de l’ESAA en 2025, je poursuis un travail de peinture où l’observation, le faire et la relation forme/couleur, sont explorés.
Le sujet majeur qui m’habite aujourd’hui est une quête d’identité au travers d’une recherche visuelle et chromatique des arbres de mon entourage. Partant de la peinture comme idée et comme matérialité, en passant parfois par d’autres médiums tels que la photographie, la sculpture, le dessin et l’écriture, je crée des liens entre image, identité et nature.
Le sujet de l’arbre montre un intérêt pour un questionnement existentiel. L’arbre est utilisé comme un symbole créatif du monde. Je cherche à faire rencontrer à nouveau l’identité d’un humain et l’identité d’un arbre, qu’ils soient face à face, au travers d’un jeu visuel de couleurs et de formes.
Ce que j’aime voir sont les formes distinctes et les couleurs. Les compositions naturelles qui se manifestent à mes yeux sont comme la découverte d’un nouveau lieu. Je désire rencontrer les formes abstraites déjà présentes dans la nature.
Mon rapport au monde est éminemment visuel. Dans ma pratique, je visualise les couleurs sur le support avant qu’elles y apparaissent et mes objets me surviennent comme une visualisation du monde dans son état à la fois passé, présent et futur. Dans ma série Colour trees j’emprunte des formes et couleurs provenant de croquis faits préalablement in situ. Les couleurs ne sont pas véridiques, elles sont une impression du moment visuel vécu. Les formes changent d’échelle. Pour peindre, je pioche à l’intérieur des croquis, les couleurs et les formes. La série est imaginée dans l’atelier en utilisant mon intuition et mon imagination. Je me concentre sur la forme et la couleur. Je fais des recherches sur les fonds et comment les éléments placés au-devant s’intègrent ou non au plan.
À la manière d’un flux entre l’atelier et l’environnement (int./ext.), les éléments semblent apparaître ou disparaître de la surface de la toile, du jeu de lignes.
Lucie Monty- Brunel
Mon travail artistique nécessite souvent l'utilisation de matériaux récupérés. À travers le dessin, la peinture et la sculpture j'explore les liens que nous tissons avec nos lieux de vie, en ce qu'ils ont de fragiles et mouvants.
Carlos Kusnir
Né en Argentine, vivant et travaillant à Marseille et Paris, Carlos Kusnir développe depuis le début des années 1980 une œuvre singulière qui repousse non sans jubilation et espièglerie les enjeux formels de la peinture. Son travail est à l’image de sa personnalité, finement ciselé de fantaisie et de rigueur, de maladresse et de virtuosité, d’assurance et de fragilité.
Joël Bartoloméo
Joël Bartoloméo est né en 1957. Dans les années 1990, il joue à l’anthropologue amateur en réalisant de courtes séquences prises sur le vif au plus près de sa vie familiale. Son travail explore la représentation de l’intime telle qu’elle apparaît dans les "films de famille".
Gérard Traquandi
Susanna Shannon
Nathalie Da Silva